The salvation : un western à l’ancienne 

The Salvation, ce western danois renoue avec les grands classiques du genre.

Jon, un pionnier danois vit depuis quelques années dans l’ouest américain. Sa femme et son fils viennent en 1871 pour vivre avec lui dans cette contrée lointaine. Arrivé tout juste du Danemark, ils ne parlent pas un mot d’anglais. Ils montent dans une diligence pour rejoindre la commune dans laquelle Jon s’est installé. Citoyen reconnu, il mène une vie paisible. Le voyage ne se passera pas comme il l’avait prévu. Son existence changera à jamais. Avant de partir deux hommes embarquent aussi dans la diligence.

Irrespectueux, brutaux, ils empêchent la famille de profiter de leurs retrouvailles. Agressifs, insultants et envahissants, ils se comportent comme de véritables goujats. Ils incarnent les crapules sans foi, ni loi. Dépourvus de principes moraux, ils s’en prennent à la femme de Jon. Ils la violent puis la tuent sans vergogne, le fils n’est pas non plus épargné. Quant à Jon, il se retrouve jeté en pleine nature. Blessé, il suit le trajet de la diligence. Peu de temps avant de trouver les malfrats, ils tombent sur les corps de sa femme et de son fils. Son sang ne fait qu’un tour. Fou de douleur, il ne pense plus désormais qu’à se venger. Habité par ce sentiment destructeur, il n’hésite pas à tuer les assassins de son épouse et de son enfant. La guerre est déclarée.

Un western à l’ancienne

Dès lors, il a du sang sur les mains et devient la cible à abattre. Son but est de rétablir l’ordre quitte à se transformer en un véritable tueur. En abattant le frère de Delarue, il a déclenché la haine de ce repris de justice. La commune et les alentours s’apparentent à un champ de bataille dans un camp retranché. Chacun cherche à éliminer le clan adverse. Ce héros se bat pour faire appliquer sa loi. Avec son colt, son chapeau et son cheval, il se fond parfaitement dans l’image que l’on a de l’homme de l’ouest. Il traque les truands et veut se débarrasser des membres du gang de Delarue qui terrorisent la ville. Ce havre où ne règne pas la paix renvoie aux décors des westerns des années soixante ou soixante dix.

Le paysage, les décors nous replongent très largement dans l’ouest américain. Les grandes plaines nous offrent des paysages somptueux. Entre déserts et ville western, ils nous dévoilent des décors à l’ancienne. Dépourvus de fioritures, ils retranscrivent à la perfection les paysages des vieux westerns. Les chevauchées en pleine nature, les couchers de soleil rappellent des classiques comme il était une fois dans l’ouest, la chevauchée fantastique ou l’homme qui valait trois milliards.

Hommage aux westerns à l’ancienne

Ce western se réapproprie les codes de ses modèles. Tout y est. Les chevaux y galopent, le saloon représente le cœur de la cité. La banque marque  le début du rêve américain et du capitalisme. La ville gagne du terrain sur le désert. Les maisons aussi en bois avec grange symbolisent un temps désuet. Le train à vapeur fait référence à la révolution industrielle et à la transformation des Etats-Unis. Tous ces aspects rendent hommage aux héros joués par Sergio Leone ou encore John Ford.

Tous ces détails donnent à ce film un intérêt esthétique. Les chevauchées sont parfaitement mises en image. Un peu clichées, elles font parties des stéréotypes véhiculés par les westerns classiques. Ce film ne les dépasse pas. Ces éléments n’amènent aucune originalité et ajoutent une lourdeur au contenu.

The salvation souffre de moments d’une certaine longueur pourtant il ne dure qu’une heure et demie. Il divertit bien mais ne restera sûrement pas dans les mémoires comme le film de l’année.

Jessica Staffe

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