Hassan Rohani, un modéré élu à la présidence iranienne

éelction du 15 juin 2013 en Iran

Hassan Rohani : son nom signifie religieux. Agé de 64 ans, il appartient au camp des modérés. Ce religieux  s’est battu auprès des partisans de l’Ayatollah  Khomeiny lors de la révolution islamique de 1979. Plus ouvert au dialogue avec l’Occident, son élection est saluée au niveau international. Les Etats-Unis et  l’Union Européenne se disent prêts à travailler avec le nouveau dirigeant iranien. Cette élection est aussi vue comme un moyen pour l’Iran de faire annuler les sanctions données par L’’Organisation des Nations Unis. Quant à Israël et à l’opposition syrienne, ils reconnaissent l’ouverture mais attendent de voir les positions de Hassan Rohani.

Ce résultat soulage les iraniens. Lors des précédentes présidentielles, la réélection de Mahmoud Ahmadinejad avait suscité une vive contestation de la part du peuple iranien. La vague verte avait été réprimée dans le sang. La communauté internationale s’en était émue. Cette révolte rappelle que l’Iran reste un pays dominé par les gardiens de la Révolution Islamique depuis 1979. Ce régime dictatorial n’octroie aucune liberté à son peuple et détient les médias d’une main de fer. L’arrivée au pouvoir d’Hassan Rohani ne changera sûrement pas la donne. Elle ne fait que détendre une atmosphère pesante.

La

La « une » du quotidien réformateur Etemad : « Salut de l’Iran au religieux de l’espoir » | Etemad

N’oublions pas que les décisions de politiques internationales, de sécurité et celles touchant au nucléaire reviennent au guide suprême, Ali Khameinei.

Avec plus de 72% des suffrages exprimés, cette élection même verrouillée prouve que le peuple iranien souhaite du changement en sera-t-il de même pour Hassan Rohani dont la marche de manoeuvre reste limitée?

Elle  aura tenue en haleine la communauté internationale et son résultat semble inattendue. Cet espoir représente une main tendue et  ouvre une nouvelle ère dans les négociations internationales.

Jessica Staffe

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