Les femmes : les grandes oubliées des révolutions arabes?

les femmes dans les révoltes arabes

les femmes dans les révoltes arabes

Les femmes et les révolutions arabes

En Tunisie, en Egypte, en Syrie, au Yémen, en Arabie Saoudite partout où la révolution arabe a pointé son nez, les femmes ont été l’un des piliers de ces mouvements de contestation. Autant organisatrices que militantes, elles ont fait entendre leurs voix afin que leurs droits ne soient pas bafoués par les nouveaux gouvernements mis en place. Elles se sont battues contre l’instauration de la Charia et le discours tenu par les extrémistes religieux.  Hormis cet engagement, elles ont été les premières à subir les contre coups de ces changements. Elles ont été parfois victimes de viols (rarement signalé par peur du déshonneur), ont été gazé ou battues par le seul fait qu’elles s’opposaient. Les femmes n’auraient pas leurs mots à dire à en quoi croire certains. Peu importe, elles se sont mobilisées à leurs risques et périls. Quelque soit  leur positionnement, elles ont été reléguées au second plan.

La Révolution ne serait-elle qu’une affaire d’hommes?

 Une différence de médiatisation et de représentation

Dans les médias bien souvent, la cause des femmes n’apparaît que sous forme d’un problème. On parle très souvent du problème de la condition féminine ou du problème des droits des femmes. Certes, ils existent mais ils font oublier le principal. Les femmes arabes ont agi pour l’avenir de leur pays et ont ouvert des brèches. Ce traitement les catégorisent et les empêchent d’être considérées comme un maillon central de la contestation. Quelque part, elles ont été mises en ban. Certaines femmes actives comme Ola Abbas ont été médiatisées. Ce coup de projecteur est fait sous forme de portrait ou de zoom. Tawakkull Karman a reçu le prix Nobel  de la paix en 2011 pour son engagement contre le président pakistanais Saleh.

Interview de Tawakull Karman sur DW TV

 Des femmes sous représentées

Les organisations non gouvernementales égyptiennes estiment que 40% des manifestants de la place Tahir étaient des femmes. Elles apparaissent moins souvent à l’image. Beaucoup ont tenu et participé  à des sit-in et des réunions à but politique pour jour un rôle dans la transformation de leur pays. Avocates, étudiantes, femmes au foyer, activistes des droits, psychologues, sociologues qu’elles soient laiques, religieuses ou islamistes, elles ont toutes pris part à ces soulèvements. Entendre leurs voix, c’est aussi entendre la voix de tout un peuple souhaitant un changement radical (tendant soit vers la démocratie ou plutôt vers l’islamisme). Ne pas prendre en compte cette réalité c’est une façon de tenir les femmes au silence à l’extérieur de tout pouvoir politiques. Les révolutions arabes ont pourtant  autant eu un visage masculin que féminin.

Beaucoup de combats restent à mener dans ces pays mais aussi en Europe. Les révolutions arabes ont montré l’activisme des femmes. Leurs points de vues alliés à celui des hommes restent le seul moyen à ces pays de marcher vers des régimes plus démocratiques.

Jessica Staffe

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