Stylo, briquet et rasoir : une mine d’or pour Bic

ImageLa société Bic ne connaît pas la crise. Elle existe depuis plus de soixante ans. Lancée par Marcel Bich, aujourd’hui cette entreprise  est  mondialement connue. Le Bic Cristal correspond au stylo le moins cher du marché. Ces prix imbattables font de cet article best seller des papèteries.

Bic le Made in  France à la pointe du stylo

A l’heure du made in France, le Bic respecte ce principe. Tout est fabriqué en France. L’entreprise créée  ses propres machines. La mécanisation des usines a fait la réussite de Bic. Aucun produit n’est sous traité à l’étranger. En 2011, elle a dégagé plus de 250 millions d’euros de bénéfices. Cette réussite en temps de crise en ferait rêver plus d’un.  Cette rentabilité garantit les prix bas. A chaque seconde, des milliers de stylos se vendent aux quatre coins du monde. Le Bic est partout. Sans le savoir, chacun d’entre nous est susceptible de l’utiliser.  La diversification de l’offre lui permet aussi de rester en tête des ventes. On collectionne autant les billes que les Bic. Si Marcel Bich a su sentir la tendance et parier sur ce produit de consommation de masse, rien n’était gagné. Au départ il existait de nombreuses réticences. Puis, il est entré dans les mœurs et a remplacé petit à petit l’encre et la plume. Le Bic a été préféré à l’encrier. Aujourd’hui, cet illustre nom est référencé autant dans le dictionnaire des noms propres que celui des noms communs.

Jetable, léger, il se transporte partout. Il se glisse  dans la poche d’une veste et nous rend service. Dans chaque bureau, chaque classe, on trouve des Bic. Si le stylo  représente toujours une mine d’or pour cette entreprise familiale, elle a su pérenniser son activité en développant des briquets.

 Un Bic qui fume

En 1973, il s’attaque au briquet. Il concurrence la marque Crichet du groupe Gillette. Pour réussir son pari, il utilise les mêmes méthodes que pour les stylos. Ses usines mécanisées produisent en masse des briquets. Cette démarche productiviste s’accompagne d’un succès retentissant. Le géant américain doit désormais rivaliser avec Bic afin de ne pas perdre de parts de marché. Quatre ans plus tard Gillette abandonne la partie. Aujourd’hui le briquet apparaît comme l’article le plus rentable de Bic.

Du rasoir à la tablette numérique

En 1975, Bic décide de sortir un rasoir. Gillette reste aujourd’hui leader  sur ce marché. Les rasoirs Bic arrivent derrière ceux proposés par Gillette aux vues des chiffres des ventes.

A l’heure du numérique, l’avenir du stylo semble  mis en péril. Bic a pensé à tout. Elle s’empare du marché des tablettes numériques.

L’anticipation est au cœur de tous les projets de cette entreprise.  Sentir les tendances est nécessaire pour garder une longueur d’avance sur ses concurrents. Pour éviter l’hécatombe, Bic s’est prémuni. Sans être à l’hauteur de la renommée mondiale de l’I Pad, sa tablette numérique commence à séduire des villes. Elles équipent certains de leurs  établissements scolaires et des professeurs l’utilisent pour développer leurs cours. Loin de l’I Pad, il faut que Bic se diversifie et continue de proposer de nouveaux produits novateurs afin de rester dans la tendance.

Bic a su anticiper les besoins de la consommation de masse. Pour le moment, cette entreprise reste rentable. Cet empire a su se relever et traverser toutes les crises. Elle doit affronter le tournant du numérique pour assurer son avenir.

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