La 4 G : entre manne économique et risques sanitaires

4 G: l'avenir de la téléphonie mobile source geeks and com'

4 G: l’avenir de la téléphonie mobile source geeks and com’

Depuis quelques années le marché de la téléphonie mobile a explosé.  Ce secteur a été révolutionné par le  succès des Smartphones et des tablettes numériques.

L’internet sur mobile est vite devenu un enjeu économique marqué par une grande concurrence entre les opérateurs historiques en France (Orange Bouygues Télécom et SFR). L’accès rapide à cette fonctionnalité permet aux utilisateurs de se connecter plus rapidement et d’optimiser  le téléchargement de vidéo. L’apparition de la 3G avait déjà transformé nos modes de consommation. Aujourd’hui, la 4 G commence à être exploitée en France. Lyon a été la première ville test.  Lancée le 28 novembre dernier, il est encore trop tôt pour évaluer l’impact économique de ce lancement. A l’aube de Noël, chaque opérateur rivalise d’arguments pour promouvoir la 4 G à leurs potentiels clients. Au-delà de cet aspect commercial et concurrentiel, il existe des craintes qui pourraient limiter l’extension de la 4 G en France.

L’extension de la 4 G remise en cause par d’éventuels risques sanitaires

Aucune étude scientifique n’a encore prouvé l’aspect cancérigène de ces ondes. Aucun lien n’est fait par exemple avec l’apparition de certains cancers ou de problèmes de fertilité. Le manque de recul ne permet peut-être pas d’avoir un jugement neutre. Les enjeux économiques et des pressions politiques peuvent bloquer l’avancement des recherches. Le débat fait rage autour de la 4G. Les opposants défendent le principe de précaution quand les partisans parlent plutôt d’évolution technologique. Pour le moment seule l’hypersensibilité à l’exposition des ondes magnétiques a été reconnue comme nocive. Dans un environnement où les risques sanitaires demeurent fréquents, il est important de protéger les citoyens des potentiels problèmes sans pour autant interdire.  Cette question continue de diviser la classe politique et scientifique.

Après de longues réticences et tergiversations, le conseil de Paris a finalement adopté la mise en place de la 4 G dans la capitale. Elle devrait être opérationnelle à l’automne 2013.

L’utilisation de la 4 G : quand le principe de précaution et la vigilance priment

Des associations comme  Robin des Toits reste fermement opposer à ce projet. Les arguments  défendus par cette organisation sont de plusieurs ordres. D’abord elle met en avant la pollution visuelle. Depuis le déploiement d’internet et de la 3 G les antennes relais se sont multipliées. Elles occupent un grand espace dans le champ visuel parisien et des grandes agglomérations comme Lyon, Toulouse Lille et Strasbourg. Outre cet aspect purement esthétique, cette ONG affirme qu’il existe des risques pour la santé. L’Organisation Mondiale de la Santé reconnaît  le syndrome d’hypersensibilité lié à l’exposition des ondes magnétiques dégagées par le système de la WI-Fi. Un rapport de l’Agence Européenne de l’Environnement valide ces arguments et demande  de respecter le principe de précaution et de vigilance pour protéger la vie et la santé des citoyens. Jacqueline Mc Grade, la directrice de cette agence renchérit ainsi : « des dommages importants et parfois irréversibles sur la santé ». Elles peuvent par exemple déclencher des migraines ou des maux de tête violents.

Le bras de fer continue entre les opérateurs de téléphonies mobiles et  l’autorité publique . La 4 G a sûrement de beaux jours devant elle.

Jessica Staffe

Publicités