Pauline N’Gouala : une peinture poétique

Jusqu’au 24 novembre Pauline N’Gouala et Jennifer Demolon présentent leur travail à la Clé des Champs à Plaisir (Yvelines). Ces deux artistes ont uni leur arts : la peinture  pour Pauline N’Goula et la poésie pour Jennifer Demolon pour proposer une peinture poétique.  L’exposition «Entre quatre yeux »  s’est construite autour de figures emblématiques de la pop culture, du street art, du combat artistique d’une  artiste afro-américaine pour s’imposer dans une Amérique blanche et  de deux  personnalités incontournables  de la musique française. Chaque portrait incarne un pan de notre histoire culturelle. Les femmes y trouvent une place centrale. Le bleu pacifie la passion du rouge. Ces couleurs dominantes  nous réchauffent. Derrière ces visages plus que connus on trouve toujours un mur. Il rappelle le mur sur lequel sont accrochés les toiles.

OIl Portrait Marylin Monroe

La pop culture a inspiré beaucoup de créateurs, designers, peintres, graphistes et dessinateurs. Andie Warhol en est la figure de proue.  Roy Lichenstein  illustre parfaitement cette contre culture.  L’art se vend, s’échange. Les œuvres d’art deviennent des objets de consommation. Marylin Monroe symbolise cette période. C’est sûrement l’une des personnalités américaines les plus évoquer dans des cartes postales, des marques- pages et autres produits dérivés. D’année en année cette image s’est transformée en icône.

Pauline N’Gouala s’est inspirée de ce personnage pour créer un tableau intemporel. Sous ses traits fins, on devine le visage iconique de Marylin Monroe. Ce travail méticuleux montre que l’artiste cherche à traduire les émotions profondes. A la fois mélancolique et tragique, elle apparaît sublimée.

Pas si Rose, huile sur châssis 81*65 cm, Paris extrait de Poétique Instinct par Jennifer Demolon au feutre acrylique

Le portrait d’Edith Piaf révèle une complémentarité. La peinture s’allie avec brio à la poésie. Les mots soulignent la beauté et la simplicité du trait.  Aucun mot n’est de trop. Chacun apporte de la musicalité. Le pinceau est comme un instrument de musique. En fermant les yeux, on entendrait presque des morceaux d’Edith Piaf. Padam, Padam padam. Le rideau s’ouvre, le public peut applaudir..

Ces arts se répondent l’un à l’autre. Sans fioritures, ils traduisent un univers de références partagées. Paris colle à l’image d’Edith Piaf et vis versa.

 Serge Gainsbourg et Jean Michel Basquiat : incarnation du vice et du talent

Gainsbourg trône au milieu d’une galerie ou tous  les artistes reprennent vie. Imaginer un peu une discussion entre Gainsbourg et Jean Michel Basquiat, épique non ? Ces deux symboles de rébellion artistiques se seraient peut-être compris qui sait ? Ils se sont émancipés  des règles existantes et ont  brouillé les codes culturels. Tous deux ont payé un jour ou l’autre leurs excès. Partis trop vite, ils restent bel et bien dans nos mémoires. Leur combat rappelle que l’artiste a une place primordial dans la société.  Artistes anti- système, ils influencent encore notre rapport à l’art. Chacun à leur manière, ils inspire,t l’art de rue d’aujourd’hui.  Ils se sont engagés à révolutionner leur moyen d’expression. Ces  représentations se répondent simultanément. Loin des clichés Basquiat et Gainsbourg insufflent un air nouveau. Ils ont bousculé les années 1960 et surtout les décennies 1970 et 1980.Les traits de leur  visage expriment à chaque fois leur caractère. Leur regard semble impénétrable.

A travers ses œuvres à quatre mains, on apprend à lire entre les lignes et à voir toujours plus loin. L’art n’a de limites que celles que l’on veut bien lui donner.  Pauline N’Gouala et Jennifer Demolon nous offrent un regard humaniste sur leurs idoles. Sans jamais exagérer, ces toiles se rapprochent de l’image que l’on a de ces icônes.

Si vous passez du côté de Plaisir, N’hésitez pas à vous arrêter pour passer un bon moment en compagnie de ces artistes. Elles vous parleront de leurs oeuvres avec simplicité toujours dans la bonne humeur.

 Jessica Staffe

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