Facebook : nouvelle addiction et dépendance dans 4% des cas étudiés

Le 4 octobre dernier, Facebook a dépassé le milliard d’utilisateurs. Ce réseau social créé par  Mark Zuckerberg en 2004 s’apparente à une nouvelle addiction.4% des utilisateurs en serait littéralement accros.

Twitter est aussi devenu une source d’information. Un fait d’actualité peut-être réduit à 170 caractères. Tous ces nouveaux moyens de communication changent nos rapports au monde et influencent parfois nos relations sociales. Ces pratiques médiatiques s’avèrent dans certains cas problématiques.

 L’addiction aux réseaux révélatrice d’une phobie sociale

Elles ne touchent pas seulement les adolescents. Beaucoup d’adultes en mal de lien social trouvent dans ces médias un moyen d’expression et de rattachement au monde réel.  Leur utilisation compulsive les rassurent et leur permettent de se socialiser et de se sentir moins rejeter. Un comportement à risques cache souvent un malaise voire un mal être profond.

Ce rapport tendancieux ne les aide pas à s’ouvrir mais participent plutôt à leur enfermement. Cette bulle devient nocive. Elle finit par les couper du monde. Elle les rend asociale. La plupart des individus accros souffrent en réalité de phobie sociale.Tout comme la cigarette, l’alcool ou le sexe les réseaux sociaux sont étudiés de près par les spécialistes. Les médecins les classent dans la catégorie des addictions. Cette nouvelle pratique sociale inquiète. Sans être une maladie définie, elle est prise au sérieux par les psychologues et les psychiatres souvent dépassés par les évènements.

Quelques attitudes peuvent vous alerter :

-La consultation de vos profils lors d’une soirée entre amis ou  famille

-la perte de la notion de temps voire de la réalité

-une vie sociale réduite

-des relations virtuelles plus importantes que des relations dans la « vraie vie »

Cette réalité ne fait pas de vous quelqu’un d’addictifs mais  y contribue fortement.

 L’Etude du Docteur Etienne Couderc novatrice

Le docteur Couderc, psychiatre à l’hôpital d’Esquirol à Limoges a mené une enquête auprès de 517 utilisateurs.  Ces cobayes ont entre 18 et 36 ans. La moitié d’entre eux sont étudiants.  Elle a été supervisée par le Docteur Eric  Charles.

Ces résultats ne sont pas encore publiés. Mais quelques chiffres en ressortent

  • Les femmes et les sujets jeunes sont les plus concernées par cette addiction.
  • 21% des accros utilisent Facebook pour trouver des amis et rencontrer de nouvelles personnes.
  • 70% d’entre eux apparaissent comme phobique sociale.
  • Ils passent souvent plus de trois heures connectés et perdent la notion. Trop occupés, ils oublient leurs obligations personnelles et concentrent leur attention sur leur profil.
  • Ils délaissent les vraies relations au profit des relations virtuelles
  • Bénéfique pour les non addict, l’utilisation de Facebook apparaît comme un problème chez les individus dépendants.
  • Cette nouvelle dépendance touchent plus les sujets introvertis. Pour eux, cette utilisation abusive agit comme à une compensation sociale.
  •  La présence des troubles psychopathologiques sont plus fréquents chez les personnes dépendantes à Facebook :

-48% sont dépressifs et 69% sont anxieux.

Cette étude originale montre que les réseaux sociaux induisent de nouveaux comportements. Sans tenir de discours alarmant, il est important de cerner le problème afin d’y remédier rapidement. Des solutions existent. Certains choisissent la méthode forte. Ils se débranchent complètement. Grâce à ce principe violent, ils retrouvent des sensations qu’ils avaient perdues à cause de leur addiction.

Jessica Staffe

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