Les médias Syriens en mouvement

Sana, agence de presse officielle du gouvernement publie des communiquée de presse. Beaucoup de sujets ne sont jamais abordés. La pauvreté, les problèmes politiques et économiques sont passés sous silence. Ce canal  est contrôlé par le gouvernement. Un ministre de l’information veille au grain. De plus en plus de thèmes ne sont pas traités par les médias officiels.  Au lieu d’informer, ces contenus médiatiques désinforment. Leur seul but est de déstabiliser les forces anti gouvernementales. Ils utilisent des arguments patriotiques. Ils n’hésitent pas non plus à tenir des discours alarmants.  Ils accusent souvent la communauté internationale de complot lorsque l’ONU souhaite soutenir la cause syrienne. L’autorité de Bachar El Assad s’est renforcée depuis dix huit mois. Il mène une véritable guerre civile contre son peuple.  Son but est de réduire l’opposition au silence pour reprendre en main la totalité du pouvoir.

A l’instar des journalistes syriens, Les journalistes de guerre  internationaux travaillent sur le terrain. Ils se rendent dans les zones de conflit parfois à leurs risque set périls. Proches de la population, ils rendent compte des évolutions de la situation humanitaire en Syrie. Ils s’engagent aussi auprès des différents groupes  d’opposition afin de connaître leurs objectifs. Ils représentent souvent les premiers relais des manifestants. Souvent ils marchent dans les pas des résistants. Ils les suivent afin de comprendre leur combat, de le couvrir et de le retranscrire Les syriens prennent leur destin en main. De nombreux médias alternatifs  naissent chaque jour. Ils ne s’appuient pas sur les sources officielles comme l‘agence de presse Sana. En rébellion, ils proposent une information débarrassée de la tutelle du pouvoir.

Chaque jour des opposants politiques, cyber activistes, journalistes sont arrêtés, torturés voire tués. En première ligne dans ce conflit, professionels des médias syriens et internationaux payent un lourd tribut. Depuis le début de cette guerre civile, 14 journalistes sont morts sous les balles.

Ils doivent continuer à couvrir ces combats quotidiens afin de soutenir l’effort du peuple syrien. Si les médias internationaux cessent d’en parler, les rebelles risquent d’en pâtir et les nouveaux médias né de ce mouvement d’être fermés. Ces progrès certes minimes participent à la démocratisation du pays.

Jessica Staffe

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